Théo Vasseur
Les traducteurs du port du Pirée
Pireu, Grèce

- Année
- 2025
- Lieu
- Pireu, Grèce
- Période du voyage
- mars–juin 2025
- Formation
- Master d’affaires internationales, Sciences Po
- Thème
- Langages
Théo Vasseur a grandi à Marseille, entre le port et l’école de langues où sa mère enseignait le grec. Il s’intéresse aux personnes qui travaillent au milieu des conversations des autres : interprètes, médiateurs, agents maritimes. Il parle français, grec, anglais et un arabe qu’il dit encore apprendre.
Au Pirée, le plus grand port de passagers d’Europe, certains passent leurs journées à traduire. Théo Vasseur a suivi des interprètes d’agences maritimes, des bénévoles d’associations d’aide aux marins et des agents de la capitainerie qui règlent, en quatre ou cinq langues, des problèmes que personne d’autre ne comprend.

Le terminal des ferries du Pirée, à l’heure bleue.
Un métier sans nom
Beaucoup des traducteurs du port n’ont ni diplôme ni contrat. Ils ont appris les langues à bord, en famille ou dans la rue. Théo décrit un métier fait d’improvisation et de confiance, où une erreur de traduction peut coûter une amende, une détention ou un équipage bloqué pendant des semaines.

Un bureau d’agence maritime près du quai Akti Miaouli.
Sons de marché, enregistrement de référence
Enregistrement binaural utilisé comme modèle pour les prises de son au marché du port.
« Je ne traduis pas des mots, je traduis des urgences. » — Eleni, interprète au port depuis vingt ans
Le résultat est une série de portraits écrits, publiée dans Sens Public, et un petit glossaire des expressions qui n’existent qu’au port, mélanges de grec, d’anglais, de tagalog et d’arabe.

