
2025 · Sénégal
Les rives du fleuve Sénégal après le barrage
Inès Moreau-Diallo
Depuis des décennies, le Prix Max Lazard accompagne des étudiantes et étudiants de Sciences Po qui veulent donner corps à une idée, une passion ou un engagement à travers un projet éditorial mené hors de France.
Il s’adresse aux étudiantes et étudiants de Sciences Po, en Bachelor comme en Master, qui portent un projet éditorial à réaliser à l’international. Le projet est mené à titre individuel et retenu par un jury.
Le prix soutient des projets éditoriaux originaux menés hors de France : enquêtes, voyages d’étude, séjours au sein d’institutions ou de groupes sociaux à l’étranger, recherches documentaires.
Au-delà de l’aide financière, les lauréats bénéficient d’un accompagnement à l’écriture, en partenariat avec la revue internationale Sens Public.
Le projet donne lieu à une publication ou à une diffusion, quelle qu’en soit la forme. Sens Public peut accueillir les travaux, sous réserve de l’accord de son comité scientifique.
Les candidatures pour l’édition 2026 sont ouvertes du 1er novembre au 15 décembre. Peuvent participer les étudiantes et étudiants de Sciences Po, en Bachelor comme en Master, qui portent un projet éditorial à réaliser à l’international.
Découvrez quelques lauréates et lauréats du Prix Max Lazard et les projets que le prix a accompagnés au fil des ans.
Il s’écarte tôt de la carrière bancaire pour se consacrer à l’action sociale et à la lutte contre le chômage.
Fils de Simon Lazard, l’un des associés fondateurs de la banque Lazard, Max Lazard naît en 1875 et quitte tôt la carrière bancaire pour l’action sociale. Passé par l’École libre des sciences politiques, l’ancêtre de Sciences Po, puis par l’université Columbia, il obtient en 1909 un doctorat en sciences politiques et économiques. La lutte contre le chômage devient le combat de sa vie : travailleur social bénévole, il fonde l’Association internationale pour la lutte contre le chômage.
Pendant la Première Guerre mondiale, il travaille aux côtés d’Albert Thomas et, en 1919, il est délégué à la première Conférence internationale du travail, à Washington. Après la guerre, il s’engage pour une éducation civique et politique d’esprit européen. Il meurt en 1953 à Neuilly-sur-Seine.
Au fil des décennies, le prix a souvent soutenu des projets tournés vers les questions sociales et civiques, et servi de tremplin à de jeunes journalistes et chercheurs. Serge Klarsfeld figure parmi ses premiers lauréats, et plusieurs autres sont devenus des chercheurs reconnus.
Aujourd'hui, le prix associe la revue Sens Public, et d'anciens lauréats siègent souvent au jury : en 2025, celui-ci était présidé par le philosophe Gérard Wormser, fondateur de la revue.